Comités de Soutien Maskarade – Qui sommes nous ?

Qui sommes-nous ? Nous, comités de soutien à la Maskarade, sommes des parents de fêtard.es, des fêtard.es, des citoyen.nes, des militant.es.


La répression qui suivra la Maskarade nous unira autour de nombreuses revendications allant du comité de soutien aux inculpés, des défenseurs des libertés individuelles, à celle et ceux qui défendent la free party et de la fête libre dans sa globalité, aux amateurs d’évènements musicaux, à ceux qui ont la volonté d’une réelle réflexion autour de l’impact des restrictions liées à la COVID-19 sur l’équilibre psychologique et sociale de la jeunesse.

Pour fêter le passage à l’année 2021, de nombreuses personnes se sont retrouvées autour de la Grande Maskarade du raveillon. Notre gouvernement, outré que l’on puisse remette en question son autorité dans la joie et l’allégresse, a décidé de criminaliser de pauvres fêtards afin d’en faire l’exemple de et dissuader toute initiative de fête subversive. Il met alors en œuvre une politique ultra répressive envers les organisateur.trice.s. Ces personnes se retrouvent traquées comme des criminels, « activement recherchées » selon le gouvernement.

Pour satisfaire le besoin de résultats du Ministre de l’Intérieur, une campagne d’arrestations et de perquisitions ont eu lieu envers des participant.e.s à l’événement. Un d’eux, Tristan, 22 ans, casier judiciaire vierge, passera 18 jours en prison. Lui, et 8 autres personnes, sont aujourd’hui soumis à un contrôle judiciaire lourd et accusés de plusieurs dizaines de chefs d’accusation.

Cet acharnement judiciaire s’explique également par une volonté de casser les différentes jurisprudences définissant ce qu’est un organisateur de fête, et ce qui ne l’est pas. En résumé, si les inculpés sont jugés coupables, alors toute personne ramenant un vinyle, un barnum ou tout autre élément pouvant être considéré comme du matériel festif par les forces de l’ordre, pourra être considéré comme organisatrice d’une fête.

La justice au service des mesures sécuritaires du gouvernement, ce n’est plus un mythe depuis bien longtemps, mais nous venons de le prouver à nouveau.


La vengeance étatique ne s’arrête pas là. Des dizaines de milliers d’euros de matériel seront également saisis. Seulement ce matériel n’a pas servi à la Maskarade et leurs propriétaires n’ont même pas participé à la fête. Cerise sur le gâteau, un participant à la fête verra son camion aménagé où il réside saisi. Il est donc aujourd’hui privé de son ordinateur, ses vêtements et son lieu de vie pour être allé fêter le passage à la nouvelle année.

Comité de soutien qui sommes nous

Suite à ces exactions, de nombreuses mobilisations organisées spontanément par une multitude de comités de soutien locaux ont lieu dans toute la France en soutien aux inculpés du nouvel an. Ces contestations auront permis de mettre fin à l’incarcération abusive de Tristan prise par Philippe Astruc. Cependant, Tristan ainsi que les 8 autres inculpés sont encore poursuivis par de nombreux chefs d’accusation. La volonté étatique est sans équivoque, la répression est la seule et unique réponse apposée au besoin de liberté et de sociabilisation de la jeunesse.

Nous, comités de soutien aux inculpés de la Maskarade, demandons l’arrêt de la stigmatisation et de la répression des alternatives culturelles et sociales, l’arrêt des poursuites disproportionnées contre les participant.es et les organisateur.trices de la Maskarade du 31 décembre et la libération immédiate de la personne emprisonnée.