Ce qu’il faut faire et ne pas faire

Envie de montrer ton soutien aux inculpés de la Grande Maskarade ? Cependant tu vas rarement en manifestation ? Pas évident de savoir ce qu’il faut faire et ne pas faire c’est clair ! On a récapitulé ici Ce qu’il faut faire et ne pas faire.

Source:

https://www.nantes-revoltee.com/contre-la-repression-reflexes-indispensables-et-notions-a-savoir/

Les données sur votre portable: un vrai danger

Envie de montrer ton soutien aux inculpés de la Grande Maskarade ? Attention à ton téléphone! La police confisque de plus en plus les portables, MÊME EN L’ABSENCE DE PREUVE POUR UN DELIT (A Rennes par exemple, accusée d’avoir créé un évènement Facebook, une femme a été interpellée, placée en garde à vue et son portable confisqué jusqu’au jugement où elle a été finalement relaxée 9 mois plus tard…)

Lorsqu’ils ne les saisissent pas pour l’enquête, ils tentent quasi systématiquement de pomper les données avec leurs machines qui “aspirent” TOUTES les données d’un smartphone. Donc evitez à tout prix de mettre votre portable dans les mains de la police, notamment évitez de l’emmener en manifestation ! Vous pouvez prendre un téléphone sans aucune donnée, sans contact enregistré, avec par exemple une carte SIM prépayée Lyca.

Nous sommes devenus dépendants de nos smartphones, qui emmagasinent une quantité phénoménale de données (géolocalisation, bornage, contacts, photos, réseaux sociaux, achats…) = une véritable mine d’or pour la police quand elle les récupère. Ne leur faites pas ce plaisir.

NE SOUS ESTIMEZ PAS L’INTERÊT DE LA POLICE POUR VOTRE PORTABLE.

A Nantes, 5 personnes arrêtées pour un homard et des parapluies pour une manif ont eu leur portable saisi et analysé par la police. C’est une pratique de plus en plus courante contre n’importe quel manifestant.

Laisser votre portable planqué chez vous, c’est vous protéger vous et les autres (les keufs sont très avides des données concernant les autres aussi !).

Attention, ces éléments peuvent être considérés comme une “arme”

Couteaux, cutter, marteau, bombe lacrymogène, pyrotechnie, bouteilles vides, substance inflammable, gros cailloux, bâtons, barre de fer… Globalement, tout objet qui coupe ou tranche, mais aussi tout objet lourd qui peut faire mal en cas de lancer.

Prévoir un numéro d’avocat et un numéro de proche à contacter

Être interpellé et placé en garde à vue, en 2020, ça peut atteindre TOUT LE MONDE, même toi qui avais juste envie de montrer ton soutien aux inculpés de la Grande Maskarade

Donc autant l’anticiper, ça ne coûte rien. Inscrivez un numéro d’avocat au marqueur sur votre bras/jambe et apprenez par cœur de préférence le numéro d’une seule personne à prévenir si besoin, qui se chargera de prévenir d’autres gens.

Si vous êtes témoin d’une arrestation, vous pouvez prévenir la Legal Team nantaise : 06 75 30 95 45 (sans préciser directement l’identité de la personne)

A Nantes, les avocats habitués aux affaires concernant les luttes :

  • Maud SCHLAFFMAN
  • Maxime GOUACHE
  • Pierre HURIET
  • Stéphane VALLEE

A Rennes : Nicolas PRIGENT, Olivier PACHEU.

A Paris : Raphaël KEMPF, Alice BECKER

Tu peux aussi trouver les contacts des Défenses Collectives proches de chez toi ici

Prévoir des garanties de représentation

Les “garanties de représentation” ce sont des documents qu’il faut préparer car ils pourront servir si par malheur vous vous retrouvez en comparution immédiate (cf. rubrique “devant la justice”).

Il s’agit donc d’avoir à disposition, facilement récupérable par un proche : justificatif de domicile, diplômes, emploi en cours (feuille de paye.)… cf ci-après. Comme le reste, au rythme où va la répression, anticipez les ! Laissez les en permanence à disposition de quelqu’un qui peut les récupérer facilement, ça peut aussi être informatisé.

Ces documents peuvent vous servir à éviter la détention, ne mésestimez pas leur importance.

Ne pas être identifiable

Que vous ayez ou non commis des faits délictueux, il est très utile de ne pas être identifiable.

D’une part, parce que la sur-judiciarisation ambiante fait que de TRÈS NOMBREUX FAITS peuvent constituer des délits. Un sit-in sur la route devant la police? “entrave à la circulation”. Un coup de pied dans un pot de confiture en plastique en direction de la police qui atterri à 10 mètres devant eux ? Une poignée de farine sur une représentante de la municipalité ? “Violence en réunion sur personne dépositaire de l’autorité publique”.

D’autre part, que vous ayez commis une infraction ou non, la parole de la police vaut toujours plus que la votre devant la justice. Et ils sont forts pour inventer n’importe quoi.

Être identifiable ET porter des signes distinctifs peut amener la police à vous désigner comme auteur. (Néanmoins, il ne faut pas que cela empêche la créativité des déguisements. Une manifestation sans couleurs, sans différences, sans créativité, c’est trop triste )

Quel que soit la façon dont vous souhaitez agir en manifestation, il est intéressant de faire en sorte que la police ne puisse trouver votre identité. Il s’agit d’une stratégie de lutte contre la répression : plus les anonymes sont nombreux, moins les forces répressives peuvent agir.

Soyez méfiants : la multiplication des caméras de toutes sortes, le perfectionnement des outils de surveillance et d’identification, sont d’autant d’obstacles à vous permettre de cacher votre identité.

Ainsi, les tatouages, les cicatrices, les mèches de cheveux, les chaussettes, peuvent constituer des indices précieux pour l’identification. Certaines personnes ont même été traînées devant la justice grâce à des indics ou par identification d’un pantalon troué ou avec des marques d’usure caractéristiques !

Il faut donc faire attention à ne pas porter de signes distinctifs qui peuvent nous identifier.